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bienvenue, si tu est fans de pirates et bien voila un blog que sur les pirates.

# Posté le mercredi 09 août 2006 12:12

barbe noir

barbe noir
voila barbe noir, l'une des figures les plus célèbres de l'histoire de la piraterie.
c un de mes pirates préféré.IL a 14 femme, battue plu de 40 battiment.Il aurré plusieures nom mé je pense que son vré nom est Edward Teach.Il reçoit alors en novembre 1717 de son capitaine le commandement d'un navire français armé de 40 canons. "Le Concorde", rebaptisé "Queen Anne's Revenge" ("La Revanche de la Reine Anne"). En 1718, Teach se sépare d'Hornigold et s'en va écumer les mers pour son propre compte. A la tête de 300 hommes et de 4 navires, il se met alors à ravager les côtes de la Caroline, à multiplier les abordages, les pillages et tueries. Il pille en un an plus de 40 navires. Teach est recherché et sa tête est mise à prix par le gouverneur A. Spotswood. Ce dernier fait appel au Lieutenant Maynard, commandant du bâtiment de guerre le " Pearl " pour capturer Barbe-Noire.
La mort de Barbe-Noire...une force de la nature difficile à vaincre !

Au matin du 22 novembre 1718, l'abordage est lancé, un combat féroce s'ensuit. Teach et Maynard se retrouvent face à face. Chacun étant armé d'un sabre et d'un pistolet. Ils se livrent à un duel au pistolet. Teach est touché. Les deux hommes s'affrontent ensuite au sabre, celui du Lieutenant se brise sous les assauts de son terrible adversaire. Teach se rue sur lui pour lui porter le coup fatal, lorsqu'un matelot lui assène un coup de poignard à la nuque. Surmontant sa douleur, le sang l'inondant partout, Barbe-Noire continue à combattre courageusement en dépit de ses multiples blessures quand un autre matelot se mêle au combat et l'assaille de coups de couteaux. Enfin, Maynard le touche mortellement d'un coup de pistolet. Le pirate s'écroule lourdement...
Dans un ultime effort, Barbe-Noire sors son dernier des six pistolets qu'il porte à sa poitrine et s'apprête à tirer mais il n'y parvient pas, il sombre, sans vie.


On releva sur lui 25 blessures diverses dont 5 par balle. Maynard fit trancher la tête de Teach et l'exposa au sommet du mât afin de servir d'avertissement à tous les pirates qui se trouvaient aux Caraïbes où ailleurs. Bien que sa tête fut exposée par la suite en place publique, de nombreux marins et colons refusèrent de croire à sa mort... Et c'est ainsi que bien des actes de piraterie lui furent attribués à titre posthume.

# Posté le mercredi 09 août 2006 12:23

Olivier LEvasseur

Olivier LEvasseur
Nom: Olivier Levasseur
Sobriquets: la Buse, le Buzzard, la Bouche
Origine: France, Calais fin XVIIe, ~1690 - Exécuté à Saint Paul le soir du 7 juillet 1730 (~40 ans)
Coup d'éclat: Pillage du navige Portugais du vice-roi de Goa à la rade de Saint Denis
Navires: La Reine des Indes, Le Victorieux (Victory)
Fréquentations: Taylor
Fin de carrière: Il jète le plan de son trésor à la foule avant de mourir pendu haut et court
Olivier Le Vasseur plus connu sous le nom de "La Buse", surnommé ainsi en raison de sa rapidité à fondre sur sa proie est un authentique pirate.
Qui de plus authentique que le pirate La Buse ?!
Son trésor est un butin à perles, diamants, or et vaisselles d'argent, un vrai pirate pendu haut et court, des messages codés, des grottes et une île mystérieuse, des plans ou foisonnent des cachettes !

La Buse, pirate célèbre écuma l'océan Indien au début du 18ème siècle. Il aurait caché un trésor estimé à 4,5 milliards d'euros quelque part à La Réunion. Aujourd'hui encore, des chercheurs et des scientifiques se lancent à la recherche de ce trésor précieusement conservé depuis plus de 280 ans.

Olivier Levasseur est né à Calais à la fin du XVIIè siècle. En 1721, La Buse est associé au pirate anglais Taylor. Ils se sont emparé au mois d'avril du riche vaisseau portugais de 72 canon La Vierge du Cap qui avait cherché refuge contre les tempêtes dans le port de Saint-Denis (île Bourbon).
A bord du vaisseau se trouvaient le comte Ericeira, vice-roi des Indes et l'archevêque de Goa. La Buse n'exigea pas de rançon du vice-roi, mais fit main basse sur les objets d'inéstimable valeur : rivières de diamants, bijoux, perles, barres d'or et d'argent, meubles, tissus, vases sacrés et cassettes de pierres précieuses, et la crosse d'or de GOA constellée de rubis pesant une centaine de kilos, le tout évalué à 4,5 milliards d'euros.
La Vierge du Cap, radoubée et remise à neuf, devint le vaisseau de La Buse et prit le nom de Le Victorieux.
Mais l'année d'après, Duguay-Trouin et le commodore anglais Matthews vinrent se chercher querelle dans les parages. La Buse et Taylor se sont méfiés et ont préféré prendre "le large". Taylor s'enfuit aux Antilles et La Buse se retira à l'île Sainte-Marie près de la côte de Madagascar.

Il prit sa retraite, car la piraterie n'était plus possible avec aux trousses un gaillard de la trempe de Duguay-Trouin, dont le pavillon flottait glorieusement de l'Equateur au cap de Bonne-Espérance.
La plupart des écumeurs des mers cessèrent également toute activité et devinrent d'assez paisibles citoyens en profitant de la Charte de clémence offerte par le roi de France. Leurs bateaux pourrirent dans les anses et la piraterie disparut.
Presque seul, La Buse temporisa avant d'accepter la Charte, restitua les vases sacrés, mais ne put se résoudre à rendre le butin de La Vierge du Cap, condition de la clémence.
Il est certain qu'il cacha son trésor...mais où ?
On a avancé le nom de 6 îles : Maurice, La Réunion, Frigate, Mahé, Rodrigues, Sainte-Marie.
Dans tous les cas, c'est à Sainte-Marie que vivait Levasseur, en situation irrégulière mais sans grand danger immédiat... parlant de soumission sans se hâter de conclure.
Vers 1729, exerçant le métier de pilote dans la baie d'Antongil (Madagascar), il offrit des services au vaisseau La Méduse, de la Compagnie des Indes, qui voulait entrer dans le port.
Le Capitaine d'Hermitte, commandant de bord, le reconnut, et se souvenant que le pirate avait maintes fois arraisonné des navires de sa compagnie, il l'arrêta.
Le 7 juillet 1730, La Buse était condamné à mort à 17h.
Quand il monta sur l'échafaud pour expier ses crimes de pirate, Olivier Levasseur, dit La Buse, lança dans la foule un cryptogramme et s'écria :
- "Mes trésors à qui saura comprendre !"

Voici donc La Buse pendu, le cryptogramme lancé dans la foule, et le trésor caché offert aux plus malins.
Qui ramassa le message secret ?
Nul ne saurait le dire, mais depuis plus de deux siècles, l'océan Indien, des îles Seychelles à la pointe de Madagascar, est le centre de recherches incessantes et foisonne de documents à clés, de rébus et de signes gravés qui tous, selon la tradition, se rapportent aux prodigieux trésors de La Buse.
L'étrange Cryptogramme de La Buse

La traduction du cryptogramme laisse perplexe, puisqu'elle n'a aucun sens apparent. Jugez plutôt:
Litéralement, on peut lire :
"aprè jmez une paire de pijon tiresket
2 doeurs sqeseaj tête cheral funekort
filttinshientecu prenez une cullière
de mielle ef ovtre fous en faites une ongat
mettez sur ke patai de la pertotitousn
vpulezolvs prenez 2 let cassé sur le che
min il faut qoe ut toit a noitie couue
povr en pecger une femme dhrengt vous n ave
eua vous serer la dobaucfea et pour ve
ngraai et por epingle oueiuileturlor
eiljn our la ire piter un chien tupqun
lenen de la mer de bien tecjeet sur ru
nvovl en quilnise iudf kuue femm rq
i veut se faire dun hmetsedete s/u dre
dans duui ooun dormir un homm r
esscfvmm / pl faut n rendre udlq
u un diffur qecieefurtetlesl

Si l'on essaye de déchiffrer ce texte, on peut lire :
"Prenez une paire de pijon, virez
les 2 coeurs...tête de cheval... une kort
fil winshient écu prenez une cuillière
de mielle... outre vous en faites une ongat
mettez sur le passage de la...
...Prenez 2 liv cassé sur le chemin
Il faut... toit à moitié couvé
pour empêcher une femme... vous n'avez
qu'à vous serrer la... pour veni
... épingle ...juillet...
.. faire piter un chien turc un
... de la mer... bien sécher et sur
... qu'une femme qui
veut se faire d'un...
dans... dormir un homme
... faut en rendre...
qu'un diffur..."


Etrange similitude entre le trésor de La Buse et celui du pirate Butin Nagéon de L'Estang

Le dernier possesseur des trésors de l'Océan Indien, qui ont une similitude avec le trésor de La Buse, est le pirate Bernardin Nagéon de L'Estang, dit Butin, qui était le fils d'un officier de marine de la Compagnie des Indes.
Dans son testament, le pirate Butin donne un aperçu de sa vie. Il pars s'enrôler et défendre la patrie. Il sais qu'il sera sans doute tué.
C'est pourquoi il rédige ce testament pour son neveu Jean Marius Nagéon de l'Estang, officier de la réserve.
A savoir, un demi-terrain rivière La Chaux au Grand-Port, île de France, et les trésors sauvés de l'Indus !

=> Note de l'auteur du site : Je n'écris pas dans ce site tout le testament qui est assez long.
Mais de nombreuses informations décrites dans ce testament sont étrangement similaires aux indications données dans le cryptogramme de La Buse !
A savoir :
- la similitude des lieux et le fait que tous les chercheurs mêlent étroitement par tradition les deux pirates : Butin et La Buse
- les rébus
- dans les documents chiffrés et gravés sur les pierres, des points de rappel : les initiales S.B.N. ou B.N. ainsi que les lettres Ghe
- les mots organeau, tortue, oeil
- la symbolique maçonnique.
Beaucoup de coincidences !
Il est possible aussi que des chercheurs, dans le but d'épaissir le mystère, aient sciemment forgé ou falsifié le fatras des documents.

Les trésors du pirate Butin sont au nombre de quatre ! Deux sont identifiés à ce jour, dont un découvert.
Les trésors se situeraient aux endroits suivants :
- dans l'île de France (île Maurice) : à Belmont dans le nord de l'île, dans une caverne de la ribière La Chaux près de Mahébourg, à la pointe de Vacoas
- dans l'île Rodrigues (plus douteux !)
Ces trésors sont enfermés dans des grottes signalées par les initiales B.N. gravées sur le roc.
Et enfin, l'un des quatre trésor a été découvert en 1916 dans l'île Pamba, près de Zanzibar. Un trésor de Butin Nagéon puisque marqué des initiales B.N. !

Mais le trésor de La Vierge du Cap pillé par La Buse ne serait-il pas à l'île Sainte-Marie, là où habitait le pirate et où il pouvait surveiller à son gré le magot évalué à 4,5 milliards d'euros ?
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# Posté le vendredi 11 août 2006 15:48

John Evans

Nom: John EVANS
Origine: Pays de Galles (GB), 16??, - Darien, 1669 (39 ans)
Coup d'éclat: Prise d'un sloop espagnol très riche près d'Hispaniola
Navires: Scourer, Lucretia-and-Catherina
Fréquentations: ?
Fin de carrière: Assassiné d'une balle et jeté à la mer par un de ses pirates de forte tête




John Evans est Gallois de naissance et son histoire vaut la peine d'être contée.

L'homme avait déjà servi en qualité de maître sur un sloop appartenant à Nevis puis, quand il eut perdu cet emploi, il s'engagea à la Jamaïque comme contremaître et fit quelques voyages en cette qualité. Peu lucratif, ce service eut tôt fait de le dégoûter, aussi chercha t-il avec trois ou quatre de ses compagnons à se mettre en quête d'une activité qui lui rapportât mieux. Voici notre monde embarqué, à la fin de septembre 1722, à Port-Royal de la Jamaïque (voir carte) sur un petit canot. On accosta nuitamment au nord de l'île, où quelques maisons furent pillées, argent et effets aisés à transporter, et l'on entassa le butin dans le canot.

Evans ne manque pas d'audace...
Malgré le succès certain de cette entreprise, nos petits brigands voyaient plus loin : ils voulaient courir la mer, qu'ils savaient plus propre à contenter leur cupidité; mais leur embarcation était décidément bien faible pour un projet d'une telle envergure. Ils ne se découragèrent nullement, mais nourrissaient l'espoir qu'un malheureux ferait leur aubaine sans tarder. Et de fait, peu de jours après, ils tombèrent, à DunsHole, sur un sloop qui mouillait là. Evans, avec sa compagnie, monta hardiment à bord et annonça à l'équipage qu'il allait lui apprendre une nouvelle inattendue : il était capitaine de ce bâtiment! C'est ainsi qu'il en prit possession. Il commença par tout organiser à bord, et gagna un petit village de la côte afin d'y prendre, avec ses hommes, quelques rafraîchissements. La troupe passa le reste du jour en libations à la taverne, où furent dépensées trois pistoles, à la grande satisfaction du cabaretier, qui ne demandait qu'à revoir un équipage aussi gai et aussi libéral : pour son malheur, son v½u fut trop vite exaucé. La nuit même, sa maison était pillée, et les pirates en emportèrent ce qu'ils voulurent.

Sa meilleur prise
Le lendemain, ils mirent à la voile leur bâtiment monté de quatre pièces de canon, le nommèrent Scourer, et firent route vers Hispaniola, côte septentrionale, où ils prirent un sloop espagnol dont la charge était si considérable que chacun reçut en partage cent cinquante sterling pour le butin.

Toujours à la recherche de gibier, ils remontaient vers les îles du Vent; peu après, le Scourer tombait sur un vaisseau de cent vingt tonneaux, le Dove, qui appartenait à la Nouvelle-Angleterre et que commandait le capitaine Diamond. Le navire fut pillé, mais fut autorisé à reprendre sa route : il ne lui en coûta que deux ou trois matelots et le maître. Les pillards se rendaient à l'une des îles pour ravitailler, et une fois arrivés, ils y séjournèrent quelque temps.

Le 11 du mois de janvier 1723, ils rencontrèrent, à la hauteur de l'île de Deseada un bâtiment de deux cents tonneaux, le Lucretia-and-Catherina, que commandait le capitaine Mills. Les pirates, qui s'en étaient rendus maîtres, s'érigèrent, comme il arrive parfois, en redresseurs de torts, s'informant exactement auprès des matelots de la conduite de leur commandant. Mais Evans s'ennuyait de ces recherches; il se mit au pillage et réprimanda à ses compagnons :
- Qu'avons-nous besoin de jouer ici les réformateurs, quand c'est de l'argent qu'il nous faut?
Et se tournant en même temps vers les prisonniers, il leur demanda si le capitaine leur donnait assez à manger. Et comme ils répondirent par l'affirmative :
- Eh bien ! commenta-t-il, il devrait vous donner aussi assez à travailler.
Après cette prise, ils firent route vers la petite île d'Avis, dans le dessein de s'y rafraîchir, et ils emmenèrent le Lucretia qui leur serait utile pendant qu'ils radouberaient leur propre sloop. A peine furent-ils en vue de cette île, qu'ils aperçurent un bâtiment auquel ils donnèrent la chasse jusqu'au soir, et qu'ils poursuivirent jusqu'à en être éloignés d'une portée de canon. Mais craignant de perdre de vue le Lucretia, qui n'était pas aussi bon voilier, Evans abandonna cette entreprise et dut jeter l'ancre à l'île de Ruby, car la poursuite l'avait conduit sous le vent d'Avis. Le lendemain, un sloop hollandais s'offrit à la vue des pirates; ils ne purent s'empêcher de l'attaquer, et quand ils s'en furent saisis et qu'ils en eurent partagé le butin, la prise leur rapporta la coquette somme de cinquante livres sterling par personne.

Ce sloop hollandais faisait d'ailleurs bien mieux leur affaire que le Lucretia, car beaucoup moins haut au-dessus de l'eau, il était plus apte à être déhalé (déplacer un navire au moyen de ses amarres); le Lucretia fut donc déchargé et le hollandais gardé à sa place. Evans, qui craignait d'être découvert, fit voile vers les côtes de la Jamaïque, où il prit un vaisseau de sucre. De là, il courut vers l'île du Grand-Caïman, éloignée de trente lieues, afin d'y réparer. Mais un malheureux accident mit fin à des activités de piraterie qui lui avaient pourtant été si bénéfiques jusque-là.

Evans tué lâchement !
Le bosseman des pirates était un ours mal léché, auquel le capitaine Evans avait dû plus d'une fois chanter pouilles (rabâcher). Le bosseman, exaspéré par de continuels reproches, non seulement en remettait dans la grossièreté, mais défia son supérieur en un duel au sabre et au pistolet, comme c'est l'usage dans la corporation. A l'arrivée sur l'île du Grand-Caïman, le capitaine Evans lui rafraîchit la mémoire, et il le fallait, car le lâche avait changé d'idée, quoique l'initiative, en parole, fût venue de lui ; cette couardise lui valut le bâton. Humilié, et incapable d'en supporter tant, le bosseman sortit son pistolet, dont il tua Evans sur place, après quoi il se jeta à la mer, pensant se sauver à la nage. Il n'alla pas bien loin, car on le rattrapa immédiatement en chaloupe et on le ramena à bord.

Le meurtre du capitaine Evans avait tellement animé toute la troupe contre le criminel qu'il fut décidé de lui infliger les plus cruels tourments ; mais pendant qu'il y avait délibération sur le genre de mort qu'il fallait lui infliger, le canonnier, transporté de fureur, le blessa mortellement d'un coup de pistolet qui lui traversa le corps. Ce misérable implora un délai de quelques jours pour se préparer à un sincère repentir; mais quelqu'un s'avança vers lui et déclara :
- Repens-toi et va-t'en à tous les diables !
Ce disant, il lui brûla la cervelle.

Les pirates offrirent alors le commandement au patron du Lucretia, qu'ils avaient gardé parmi eux : c'était le seul qui entendît la navigation depuis la mort d'Evans. Il déclina un tel honneur; on eut beau le presser, il refusa avec la dernière énergie. La seule solution était de dissoudre la compagnie et de restituer le bateau à son patron. En conséquence, les pirates, une trentaine, se retirèrent dans l'île de Caïman, avec la somme de neuf mille livres environ. Quant au patron, le temps favorable l'aida à ramener à bon port le vaisseau, et c'est accompagné d'un seul mousse qu'il revint à son ancrage de la Jamaïque, à Port-Royal.

# Posté le vendredi 11 août 2006 15:59

Jaen David NAU

Jaen David NAU
Nom: Jean David NAU
Sobriquets: l'Olonnais, l'Olonnois
Origine: France, Sables d'Olonne 1630, - Darien, 1669 (39 ans)
Coup d'éclat: Prise de Maracaïbo et San Pedro
Navires: ?
Fréquentations: Michel le Basque
Fin de carrière: Il fait naufrage puis est haché et mangé par des cannibales

Jean David NAU
dit François l'OLONNAIS le cruel
Nom Jean David NAU
Sobriquets l'Olonnais, l'Olonnois
Origine France, Sables d'Olonne 1630, - Darien, 1669 (39 ans)
Coup d'éclat Prise de Maracaïbo et San Pedro
Navires ?
Fréquentations Michel le Basque
Fin de carrière Il fait naufrage puis est haché et mangé par des cannibales





Tous les flibustiers sans exception, qu'ils soient Français, Hollandais, Anglais ou Indiens, sont unis inconditionnellement par leur haine de l'Espagne et de tout ce qui est espagnol.
Les Espagnols avaient presque exterminés les Indiens, ils avaient fait preuve de tant de cruauté en Hollande, et voilà qu'ils voulaient, avec la bénédiction du Pape, être les maîtres uniques et incontestés d'un continent entier, incommensurablement riche. Pour ces raisons, les flibustiers se sentent moralement en droit de combattre les Espagnols pour leur reprendre l'or et l'argent qu'ils ont pillés et pour se l'approprier en bonne et due forme.

Certains étaient poussé par une motivation extrêmement forte, comme Daniel Monbars, dit L'Exterminateur, Bartholoméo le Portugais ou encore Roche Brasileiro, dit Le Roc.
Mais l'un des capitaines flibustiers les plus connus, même si c'est pour les pires raisons, est le boucanier Jean david Nau, dit l'Olonnois, et souvent nommé Lolonois ou même Lolona. Arrivé dans sa jeunesse, il avait dû subir les 3 années d'esclavage avant d'être admis dans la société des boucaniers. Les années qu'il connaît alors dans la forêt, avec le danger permanent d'être fait prisonnier par les lanciers espagnols et d'être brûlé vivant, font naître en lui une haine sans limite contre les Espagnols.
L'Olonnais devient pirate...et cruel
Après plusieurs années de chasse, le jeune boucanier décide de prendre la mer comme flibustier.
Devenu pirate, l'Olonnois fait la preuve de son courage et de sa décision, si bien que le jour où le capitaine tombe au combat, on l'élit capitaine. Malgré plusieurs prises, il perd son navire dans une violente tempête. Toutefois sa réputation de capitaine corsaire lui permet, avec le soutien du gouverneur français de la Tortue (voir carte), d'armer rapidement une nouvelle unité.

L'Olonnais échappe à la mort...en se barbouillant de sang !
Après plusieurs bonnes prises, il naufrage son navire non loin de Campêche (voir carte). L'Olonnois avait acquis une telle réputation de cruauté vis-à-vis des prisonniers espagnols que tous les navires espagnols, toutes les villes combattaient contre lui jusqu'au dernier homme. Lorsque les Espagnols le débusquent après le naufrage, ils abattent tout l'équipage. L'Olonnois n'échappe à la mort qu'en se barbouillant de sang et en se cachant sous des cadavres. Dès le départ des Espagnols, il revêt l'uniforme d'un Espagnol, gagne Campêche, convainc quelques esclaves avec lesquels il s'empare d'un canot et revient à la rame à la Tortue. Et de nouveau, l'Olonnois parvient, avec l'aide du gouverneur, à armer un nouveau navire. Tandis que les Espagnols fêtent encore leur victoire sur le pirate qu'ils craignaient tant, l'Olonnois guette déjà sur son troisième navire les galions espagnols devant La Havane.

La formidable prise de Maracaïbo
C'est avec Michel le Basque, autre grand chef flibustier, que l'Olonnois entreprend en 1666 la première grande expédition de flibustiers contre le continent sud-américain. Les deux flibustiers réunissent pour cette campagne 8 voiliers et un corps de débarquement de 650 hommes sous leurs ordres. Sur le chemin de Maracaïbo, objectif de leur raid, ils prennent quelques bonnes prises, dont un grand voilier espagnol chargé de cacao et de 300000 talers d'argent.

Maracaïbo (voir carte) est située à l'extrémité du lac du même nom, au Vénézuela, relié par un étroit chenal à la mer. Le canal est défendu par un fort. L'Olonnois et le Basque débarquent leurs troupes hors de portée des canons du fort et le prennent d'assaut. Puis ils font route dans le chenal et attaquent la ville, qui comptait alors 4000 habitants, et qui se défend âprement. Alors qu'ils sont encore occupés à piller, les flibustiers apprennent qu'un détachement espagnol a été envoyé en renfort. L'Olonnois marche à la rencontre de cette troupe avec un groupe de 380 hommes, et les met en pièces non loin de la petite ville de Gibraltar. Les Espagnols perdent 500 hommes, tandis que les flibustiers n'en comptent que 40, et 30 blessés. L'Olonnois passe 6 semaines dans la ville de Gibraltar, met la ville à sac et fait un riche butin. Mais une épidémie éclate dans les rangs des pirates, ils mettent la ville en feu et reviennent vers Maracaïbo, qu'ils mettent de nouveau à sac, cette fois radicalement. Le butin des flibustiers est de 260000 pièces-de-huit et environ 100000 couronnes d'objets de culte et de bijoux.
Après la prise d'une ville, pourquoi pas prendre un pays tout entier !
Pour l'expédition suivante, l'Olonnois tente de dévaster et de piller un pays tout entier, le Nicaragua espagnol. Après son succès à Maracaïbo, il a tôt fait de rassembler 6 navires et 700 flibustiers. Le premier objectif de la campagne est le cap Gracia a Dios, mais la flottille est prise par la tempête et les courants poussent les flibustiers dans le golfe du Honduras. Ils décident de " nettoyer " les côtes du golfe, c'est-à-dire de les piller jusqu'à ce que le temps leur permette de poursuivre leur expédition. Leurs victimes sont de petites agglomérations de pêcheurs de tortues, généralement des Indiens. En détruisant leurs cabanes, mais surtout en volant les canots, ils sapent les bases de l'existence de ces Indiens. Le butin des flibustiers est maigre, mais d'autant plus puissante la haine qu'ils éveillent chez ces hommes.
L'Olonnois fait preuve d'une grande cruauté
Leur première proie, de quelque importance, est un voilier espagnol armé de 20 canons, à Puerto Caballo. L'Olonnois se décide à marcher vers l'intérieur des terres. Il force des prisonniers à lui servir de guides vers la ville de San Pedro. La progression est difficile pour les flibustiers, non seulement à cause des obstacles naturels, mais aussi du fait des attaques incessantes des Espagnols qui ont été informés des projets de l'Olonnois. Au cours de cette marche, rapporte OExmelin, l'Olonnois exerce contre les prisonniers espagnols la cruauté qui lui est usuelle :
- " II avait pour habitude de tailler en pièces et d'arracher la langue aux personnes qui n'avouaient rien sous la torture. S'il l'avait pu, il aurait aimé procéder de même avec tous les Espagnols. Souvent, il arrivait que quelques-uns de ces malheureux prisonniers, sous la torture, promettent de montrer l'endroit où se cachaient leurs compatriotes avec leurs richesses. Ensuite, s'ils ne retrouvaient pas cet endroit, ils mouraient d'une mort plus cruelle que leurs camarades ".
OExmelin affirme même dans son livre que l'Olonnois ouvrit un jour la poitrine d'un Espagnol d'un coup de sabre et lui arracha le coeur encore palpitant.
Les conquêtes se font rares et difficiles...
Après une forte résistance des soldats espagnols, San Pedro tombe entre les mains des flibustiers. Mais la plupart des habitants se sont déjà enfuis, et ont eu le temps de mettre leurs biens en sécurité. Sans grand butin, l'Olonnois fait mettre le feu à la ville et revient à la côte, fortement affaibli. Bien que l'insatisfaction soit grande chez les flibustiers après cette longue période sans succès et très coûteuse en vies humaines, l'Olonnois, en faisant miroiter l'espoir d'une riche prise, parvient encore à conserver en main ses hommes. Lorsque le navire espagnol attendu arrive enfin, après 3 mois, il s'avère que c'est un adversaire difficile, avec 41 bouches à feu et 130 hommes. Mais les flibustiers veulent leur butin et attaquent, téméraires. Tandis que les grands bâtiments prennent l'Espagnol sous leur feu, les flibustiers s'approchent de l'autre bord, répartis en quatre canots, et le prennent. Mais ni or ni argent, le navire espagnol est chargé de papier et d'acier. Cette nouvelle déception est si forte que les flibustiers en perdent leur cohésion. Une partie de la troupe repart à la Tortue sous le commandement d'un nouveau capitaine élu, Vauquelin. Une seconde partie, sous les ordres de Pierre le Picard, poursuit sa quête de butin indépendamment, d'ailleurs avec peu de succès. L'Olonnois reste avec 300 hommes dans le golfe du Honduras, et attend des prises qui ne viennent pas. La chance a quitté le capitaine si heureux jusqu'ici.
La fin de l'Olonnais
Il échoue son navire sur un banc de sable. L'équipage est affamé. Malgré tous les efforts (on débarque les canons et le gréement), le navire ne se remet pas à flot. Pendant 6 mois, l'Olonnois doit se défendre contre les attaques incessantes des Indiens, puis, avec 150 hommes seulement, il atteint, à bord de barques à fond plat qu'ils ont construites, l'embouchure du Rio San Juan, qui mène au lac Nicaragua. Mais les Indiens et les Espagnols les repoussent. Il continue à la voile le long des côtes du golfe de Darién. Descendu à terre pour trouver des vivres et de l'eau douce, il est fait prisonnier par les Indiens. Il s'agissait certainement de cannibales, puisque le récit d'OExmelin se termine par ces mots : " Ils le hachèrent par quartiers, le firent rôtir et le mangèrent ".

# Posté le vendredi 11 août 2006 16:07